Principes ancestraux, techniques actuelles
La sauvegarde des bâtiments anciens doit se faire dans le respect des traditions, reproduisant les principes de charpente de l’époque. En revanche, l’utilisation de techniques de construction actuelles permet de garantir la longévité des structures sans les dénaturer. C’est exactement ce qui a été réalisé sur le chantier de la reconstruction de la charpente du Presbytère de Dietwiller.
Les pièces en bon état sont conservées, le reste est remplacé, dans le respect des essences de bois (chêne pour les structures primaires et pièce courtes, épicéa pour les pièces longues et structures secondaires), mais les techniques d’assemblages sont mixées entre tradition (tenon-mortaise, embrèvement, trait de jupiter) et modernité (visserie). Les bois en série (chevrons) sont usinés sur machine de taille, tandis que les pièces remplacées sur place sont taillées à la main, adaptées aux éléments existants.
Réactivité et adaptation
La surprise de découvrir les appuis de cette charpente en très mauvais état, a nécessité une réactivité immédiate, en terme de diagnostic, chiffrage estimatif, solutions techniques, matériaux à trouver en urgence (solives lamellé-collé hors standard, chêne ressuyé…), validation et collaboration de la maitrise d’ouvrage, maitrise d’œuvre et des autres entreprises du marché (gros-œuvre particulièrement). Le but étant de ne pas laisser le bâtiment trop longtemps sans couverture.
Moins de deux semaines ont été suffisantes pour reprendre le chantier et mener à bien une sauvegarde qui restera dans nos mémoires.

